CONFÉRENCE : SÉMINAIRE NASSE - VENTE EN LIGNE - DISTRIBUTION - RESTRICTIONS CARACTERISÉES - ENCADREMENT DE LA VENTE SUR INTERNET

Les nouvelles pratiques commerciales dans la vente en ligne (Séminaire Nasse - Paris, 2 juillet 2013)

Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire Philippe Nasse s’est d’abord appelé « séminaire d’économie industrielle » puis « séminaire Concurrence ». Il est, depuis quelques années, co-organisé par la DGTrésor et l’Autorité de la concurrence, d’abord sous le nom de séminaire « DGTPE-Concurrence » et enfin depuis janvier 2009 sous le nom actuel de « séminaire Philippe Nasse ». Le principe consiste à présenter et à confronter les points de vue d’un économiste et d’un juriste sur un sujet d’intérêt commun ayant trait aux questions de concurrence. De fait, le juge fait de plus en plus appel à l’économiste pour caractériser les atteintes à la concurrence et essayer d’en quantifier les effets, tandis que l’économiste doit prendre en compte un droit et une jurisprudence en plein développement dans son analyse du fonctionnement des marchés.

Lors du dernier séminaire, organisé le 2 juillet 2013, Laurence Idot (Professeur de droit, Université Paris II-Panthéon Assas, Membre du collège de l’Autorité de la concurrence) et Patrick Rey (Professeur d’économie, Université de Toulouse - TSE) ont débattu sur le thème « Les nouvelles pratiques commerciales dans la vente en ligne ». La séance a été animée par Emmanuel Combe, Vice-président de l’Autorité de la concurrence.

Introduction d’Emmanuel Combe Le commerce en ligne a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de plus de 40 Md€, soit 7 % de l’ensemble du commerce de détail. Mais cette moyenne cache en réalité de fortes disparités selon les types de produits distribués, la part de marché de la vente en ligne apparaissant plus importante pour les produits bruns (15 % du marché) et les produits culturels (18 % du marché), que pour l'alimentaire (3 % du marché). Si l’on se place du point de vue d'une entreprise installée, Internet peut être considéré comme un facteur de risques mais aussi comme une opportunité. Le premier des risques associés à Internet est d'abord celui de la baisse des prix et des marges. La baisse des prix, liée à l’intensification de la concurrence intra-marques (c’est-à-dire entre distributeurs des

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Version PDF

Auteurs

  • French Competition Authority (Paris)
  • Institut d’économie Industrielle (IDEI)
  • University Paris II Panthéon‑Assas

Citation

Emmanuel Combe, Patrick Rey, Laurence Idot, Les nouvelles pratiques commerciales dans la vente en ligne (Séminaire Nasse - Paris, 2 juillet 2013) , décembre 2013, Revue Concurrences N° 4-2013, Art. N° 89232, www.concurrences.com

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