CONFÉRENCE : SÉMINAIRE NASSE - MARCHÉ DU TRAVAIL - RÉALLOCATION DES EMPLOIS - CONTRÔLE DES CONCENTRATIONS -

Concurrence et emploi (Séminaire Nasse - Paris, 19 avril 2013)

Compte-rendu du séminaire Philippe Nasse du vendredi 19 avril 2013 : concurrence et emploi

Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire Philippe Nasse s’est d’abord appelé « séminaire d’économie industrielle » puis « séminaire Concurrence ». Il est, depuis quelques années, co-organisé par la DGTrésor et l’Autorité de la concurrence, d’abord sous le nom de séminaire « DGTPE-Concurrence » et enfin depuis janvier 2009 sous le nom actuel de « séminaire Philippe Nasse ». Le principe consiste à présenter et à confronter les points de vue d’un économiste et d’un juriste sur un sujet d’intérêt commun ayant trait aux questions de concurrence. De fait, le juge fait de plus en plus appel à l’économiste pour caractériser les atteintes à la concurrence et essayer d’en quantifier les effets, tandis que l’économiste doit prendre en compte un droit et une jurisprudence en plein développement dans son analyse du fonctionnement des marchés. Les séances réunissent donc un économiste et un juriste qui, après une présentation générale, confrontent leurs avis sur un cas pratique (décision de justice, avis d’une autorité…).

Lors du dernier séminaire, organisé le 19 avril 2013, Pierre Cahuc (Professeur d’économie à l’École Polytechnique) et David Tayar (Avocat à la Cour, Willkie Farr & Gallagher LLP) ont débattu sur le thème « concurrence et emploi ». L’étude de cas a porté sur l’avis 12-A-21 de l’Autorité de la concurrence du 8 octobre 2012 relatif au fonctionnement concurrentiel des secteurs de la réparation et de l’entretien de véhicules et de la fabrication et de la distribution de pièces de rechange. La séance a été animée par Emmanuel Combe, Vice-président de l’Autorité de la concurrence.

Introduction d’Emmanuel Combe On peut aborder les liens entre la concurrence et l’emploi sous plusieurs angles, selon lesquels les agents économiques n’ont pas le même optimisme et ni la même réceptivité. Le regard macroéconomique est plutôt optimiste, surtout si l’on se situe à long terme, mais est relativement difficile à appréhender car il nécessite de raisonner sur des agrégats très généraux. Selon la thèse des macroéconomistes, qui figure par exemple dans de nombreux travaux de l’OCDE, la concurrence n’exerce pas d’effet direct sur l’emploi. Cependant, si l’on considère les déterminants de l’emploi, on constate que la concurrence figure parmi les facteurs indirects de l’emploi. En effet, à fonctionnement du marché du travail donné, c’est la croissance qui détermine le volume d’emploi. La relation n’est pas

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Version PDF

Auteurs

  • Autorité de la concurrence (Paris)
  • Clifford Chance (Paris)
  • Ecole Polytechnique IZA and CREST-INSEE

Citation

Emmanuel Combe, David Tayar, Pierre Cahuc, Concurrence et emploi (Séminaire Nasse - Paris, 19 avril 2013), septembre 2013, Concurrences N° 3-2013, Art. N° 89245, www.concurrences.com

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