DROIT ET ECONOMIE : APPELS D’ OFFRES - CONCENTRATIONS - DIMINUTION DU NOMBRE DE CANDIDATS - THEORIE ECONOMIQUE

La malédiction du vainqueur : Peut-on en tenir compte dans l’analyse des effets unilatéraux ?

Les autorités de concurrence sont généralement préoccupées par la diminution du nombre d’enchérisseurs qu’engendre une opération de concentration sur un marché par appels d’offres. La théorie économique démontre pourtant qu’il existe des situations dans lesquelles la diminution du nombre de candidats conduit à une issue plus concurrentielle du processus d’appels d’offres. Cet article présente ces résultats théoriques et leur validation empirique, avant de s’interroger sur la possibilité d’en tenir compte lors de l’examen de fusions sur des marchés d’appels d’offres.

Introduction 1. Dans les appels d’offres où des fournisseurs sont mis en concurrence par un acheteur, le bien ou le service est généralement attribué au moins-disant, c'est-à-dire à l’offreur ayant proposé le prix le plus bas. Dans ce mode d’adjudication, il est commun de penser que plus le nombre d’offreurs est élevé, plus le prix auquel est remporté l’appel d’offres est bas. C’est le raisonnement sur lequel s’appuie l’Autorité de la concurrence dans une décision récente pour évaluer les effets d’une opération de concentration dans un marché d’appels d’offres [1] : “sur un tel marché [d’appels d’offres], selon la théorie économique, plus le nombre de candidats à un appel d’offres est élevé, plus les offres seront compétitives”. 2. D’un point de vue économique, les appels d’offres s’apparentent à des enchères et

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Éric Avenel, Gildas de Muizon, Nathalie Daley, La malédiction du vainqueur : Peut-on en tenir compte dans l’analyse des effets unilatéraux ?, septembre 2011, Concurrences N° 3-2011, Art. N° 35651, pp. 42-52

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