EDITORIAL : UNION EUROPÉENNE - ÉTATS UNIS - POLITIQUE DE CONCURRENCE - INVESTISSEMENTS - INNOVATION - SECTEUR DU NUMÉRIQUE - DESTRUCTION CRÉATRICE

L’ère de la concurrence molle

Malgré le fait que les investissements réalisés par des fonds de capital-risque ont atteint 164 milliards de dollars à l’échelle mondiale, ils ne doivent pas masquer une réalité beaucoup moins positive : la concurrence est partout en train de mollir. L’innovation ne se traduit donc pas par autant de succès commerciaux qu’elle le faisait dans le passé et inversement le manque d’investissement conduit à des pertes moindres. Pour les dirigeants politiques, bien loin de raffermir la croissance molle par plus de concurrence, la tentation actuelle est plutôt à l’instauration de barrières protectionnistes.

La chute de l’empire General Electric, symbole par excellence du capitalisme américain, pourrait faire écho à ces comparaisons récurrentes sur le renouvellement plus rapide des entreprises aux États-Unis qu'en Europe. Le président de la République lui-même, alors ministre de l’Économie, n’avait-il pas déclaré que l’“âge moyen des entreprises du CAC 40 est de 105 ans” (E. Macron, Séance d’ouverture du Printemps de l’Optimisme 2016, 18 mars 2016) ? Âge vénérable auquel les commentateurs opposent souvent la longévité décroissante des entreprises américaines. Les analystes de la banque Crédit Suisse ont ainsi calculé que l’âge moyen des entreprises du S&P 500, indice des 500 plus grandes capitalisations américaines, qui dépassait 60 ans en 1950, a atteint 25 dans les années 1980 et 19 ans en 2012 (J. Davies, R.

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Robin Rivaton, L’ère de la concurrence molle, mai 2018, Concurrences N° 2-2018, Art. N° 86767, www.concurrences.com

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