CONFÉRENCE : SÉMINAIRE NASSE - STANDARDS - PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE - BIENS SUBSTITUABLES - BIENS COMPLÉMENTAIRES

Standards et concurrence (Séminaire Nasse - Paris, 5 novembre 2009)

Créé à la fin des années 1980 au sein de la Direction de la Prévision, le séminaire Philippe Nasse s’est d’abord appelé « séminaire d’économie industrielle » puis « séminaire Concurrence ». Il est, depuis quelques années, co-organisé par la DGTresor et l’Autorité de la concurrence, d’abord sous le nom de séminaire « DGTPE-Concurrence » et enfin depuis janvier 2009 sous le nom actuel de « séminaire Philippe Nasse ». Le principe consiste à présenter et à confronter les points de vue d’un économiste et d’un juriste sur un sujet d’intérêt commun ayant trait aux questions de concurrence. De fait, le juge fait de plus en plus appel à l’économiste pour caractériser les atteintes à la concurrence et essayer d’en quantifier les effets, tandis que l’économiste doit prendre en compte un droit et une jurisprudence en plein développement dans son analyse du fonctionnement des marchés. Les séances réunissent donc un économiste et un juriste qui, après une présentation générale, confrontent leurs avis sur un cas pratique (décision de justice, avis d’une autorité…).

Lors du dernier séminaire, organisé le 5 novembre 2009, Damien Geradin (Associé chez Howrey LLP Bruxelles, professeur à l’Université de Tilburg et au Collège d’Europe de Bruges) et Paul Seabright (économiste à l’Institut d’Economie Industrielle de Toulouse (IDEI), professeur à l’Université des sciences sociales de Toulouse) ont débattu au sujet des standards et concurrence. La séance a été animée par Anne Perrot, Vice-présidente de l’Autorité de la concurrence.

1. Introduction Introduction d'Anne Perrot Ce séminaire Philippe Nasse est consacré aux standards dans les processus concurrentiels. Un standard est un ensemble de caractéristiques techniques qui assurent la compatibilité de différents matériels ou logiciels. Les standards peuvent prévaloir à l’issue d’un mécanisme de marché : une technologie peut s’imposer en raison de sa supériorité technique ou l’entreprise détentrice d’une technologie peut, via différentes stratégies, imposer celle-ci en tant que standard. Les standards peuvent aussi être élaborés de manière coopérative au sein d’organismes de standardisation, ce sont des standards de jure par opposition aux standards de facto. Les exemples de guerres de standards sont nombreux. Le plus célèbre est l’émergence et la domination du clavier QWERTY et de son

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Version PDF

Auteurs

  • University of Tilburg
  • French General Inspectorate of Finance (Paris)
  • University of Toulouse I

Citation

Damien Geradin, Anne Perrot, Paul Seabright, Standards et concurrence (Séminaire Nasse - Paris, 5 novembre 2009), février 2010, Revue Concurrences N° 1-2010, Art. N° 89385, www.concurrences.com

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