Oligopole

 

Définition institution

Structure du marché caractérisée par un nombre très limité de vendeurs qui ont conscience de leur interdépendance lorsqu’ils adoptent des décisions stratégiques concernant, par exemple le prix, la production et la qualité. Au sein d’un oligopole, chaque entreprise sait que son comportement sur le marché affectera sensiblement les autres vendeurs et leur comportement sur le marché. En conséquence, chaque entreprise tiendra expressément compte des éventuelles réactions des autres acteurs. Dans les affaires de concurrence, le terme est également souvent utilisé pour désigner des situations où un petit nombre de gros vendeurs dominent ensemble la structure concurrentielle et où les quelques vendeurs restants, de petite taille, s’adaptent à leur comportement. Le terme d’oligopoleurs est alors fréquemment utilisé pour qualifier les gros vendeurs. Dans certains cas, cette situation peut également être considérée comme position dominante collective ou oligopolistique. Commission européenne

Situation du marché se caractérisant par l’existence d’un nombre très limité de vendeurs qui ont conscience de leur interdépendance pour leurs décisions de prix et de production. Les entreprises sont suffisamment peu nombreuses pour que chacune exerce une certaine puissance sur le marché. L’oligopole se distingue de la concurrence parfaite en ce que les entreprises doivent prendre en compte leur interdépendance, de la concurrence monopolistique en ce que les entreprises exercent une certaine maitrise sur les prix et du monopole en ce que le monopoleur n’a pas de concurrent. L’analyse en termes d’oligopole a essentiellement pour objet de déterminer les effets de l’interdépendance des entreprises sur leurs décisions de prix et de production. Il existe plusieurs types d’oligopole. Lorsque toutes les entreprises ont a peu près la même taille, l’oligopole est dit « symétrique ». Sinon, il est « asymétrique ». L’entreprise dominante offre un exemple typique d’oligopole asymétrique. Une industrie oligopolistique peut produire des biens homogènes/indifférenciés ou des biens hétérogènes/différenciés. L’analyse du comportement oligopolistique est normalement conduite dans le contexte d’un oligopole symétrique, et souvent dans celui d’un duopole. Que l’oligopole soit différencié ou indifférencié, le point essentiel est de déterminer comment les entreprises tiennent compte dans leur comportement de leur interdépendance. Pour cette analyse, on peut procéder de deux manières. La première démarche consiste à supposer que les entreprises coopèrent, c’est-à-dire qu’elles se concertent pour maximiser leurs profits conjoints de monopole. Avec la seconde, on part au contraire de l’idée que les entreprises agissent de façon indépendante, c’est-à-dire non coopérative. L’analyse des comportements oligopolistiques fondée sur l’hypothèse non-coopérative forme la base de la théorie de l’oligopole. Dans le cadre de la théorie de l’oligopole non coopératif, il faut distinguer les modèles dans lesquels les entreprises choisissent les quantités à produire et ceux dans lesquels elles choisissent les prix. En général, les modèles fondés sur la fixation des quantités sont appelés « modèles de Coumot » et les modèles de fixation des prix « modèles de Bertrand ». © OCDE

Voir Position dominante (notion), Abus de position dominante et Abus de dépendance économique

 
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