Neelie Kroes, European Commission: "A common political point of view with Karel van Miert" ?

- Vous avez été nommée commissaire européenne en charge de la concurrence en octobre dernier. La presse quotidienne en France a souligné que vous étiez issue du monde de l’entreprise aux Pays-Bas. Pourtant vous disposez d’une expérience politique importante au sein du gouvernement néerlandais et vous avez participé à l’élaboration puis à la mise en oeuvre d’importantes réformes. Pouvez-vous nous indiquer quelles ont été les grandes étapes de votre parcours jusqu’à votre nomination au poste de Commissaire ?

- Pourquoi avez-vous souhaité, vous-même, rejoindre la Commission Européenne ? Et pourquoi avoir souhaité tout particulièrement le portefeuille de la concurrence ?}}

- Vous avez présidé la prestigieuse Business School néerlandaise Cornelis Nijenrode, tout comme votre prédécesseur belge, Karel van Miert. Cela révèle-t-il une référence doctrinale particulière pour votre action au sein de la nouvelle Commission ?

- Certains médias français vous ont présentée comme une Commissaire très proche des vues « anglo-saxonnes » en matière de marché et de concurrence. Qu’en pensez-vous ?
- Vous avez commencé à détailler à Bruxelles, à Milan et en d’autres lieux les priorités de votre programme d’action en matière de concurrence. Pouvez-vous nous présenter vos priorités ?

- Le Réseau européen de concurrence instauré dans le cadre du règlement n° 1/2003 est maintenant opérationnel depuis près d’un an. Quels sont les principaux succès que vous attribuez à cette nouvelle manière d’appliquer le droit européen de la concurrence ? Quelles sont les faiblesses du nouveau dispositif et quels mécanismes correcteurs comptez-vous proposer ?

- Vous avez lancé le chantier de la modernisation de l’article 82. Quels sont exactement vos objectifs ? Cette réforme va-t-elle affecter le fonctionnement de l’article 86 qui concerne les entreprises chargées de droits exclusifs et spéciaux, chargées des services d’intérêt économique général ?

- L’une des grandes innovations procédurales introduites au cours des dernières années est la politique de clémence. Vous avez mentionné dernièrement la possibilité de développer un « guichet unique » pour assurer la pleine efficacité du fonctionnement de ce système. Comment comptez-vous procéder pour atteindre cet objectif qui suppose une harmonisation assez étroite des règles de procédures dans les 25 pays membres ?

- Dans le cadre de la politique européenne de concurrence « modernisée », comment percevez-vous le rôle des juridictions nationales dans la mise en ?uvre du droit communautaire ? Comment veiller à ce que les nouvelles capacités d’intervention de la Commission devant ces juridictions ne paraissent pas remettre en cause l’indépendance de ces juridictions qui appliquent le droit aux côtés des autorités nationales de concurrence ?

- Au plan international, l’un des principaux partenaires de l’Union européenne sont les États-Unis. Comment envisagez-vous les relations avec ce pays en matière de coopération bilatérale : des affrontements du type de ceux observés au cours du traitement de la concentration GE/Honeywell ou de l’abus de position dominante de Microsoft ne sont-ils pas prévisibles ? L’Union peut-elle maintenir une politique de la concurrence différente de celle des États-Unis, adaptée au contexte d’organisation économique qui continue de marquer l’Europe (un haut niveau de protection sociale et du consommateur, des exigences importantes en matière de services publics, des infrastructures à haute densité et de qualité etc.) ?

Vous avez été nommée commissaire européenne en charge de la concurrence en octobre dernier. La presse quotidienne en France a souligné que vous étiez issue du monde de l'entreprise aux Pays-Bas. Pourtant vous disposez d'une expérience politique importante au sein du gouvernement néerlandais et vous avez participé à l'élaboration puis à la mise en oeuvre d'importantes réformes. Pouvez-vous nous indiquer quelles ont été les grandes étapes de votre parcours jusqu'à votre nomination au poste de Commissaire ? Je suis une économiste de formation et j'ai commencé ma vie professionnelle en enseignant l‘économie des transports à l'Université Erasmus de Rotterdam. J'ai occupé par la suite différentes fonctions électives locales et nationales. En 1977, je suis devenue secrétaire d'État puis, à partir de 1982, ministre

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Neelie Kroes, Neelie Kroes, European Commission: "A common political point of view with Karel van Miert" ?, May 2005, Concurrences Review N° 2-2005, Art. N° 1483, pp. 6-9

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